"Je voterais" la réforme El Khomri du droit du travail "mais elle est quand même déséquilibrée. Il y a, à mon sens, des garanties pour les salariés qui manquent. J'ai toujours eu à coeur quand j'étais ministre du Travail et de l'Emploi, que les textes soient équilibrés: des avancées pour les employeurs qui recrutent mais aussi des avancées pour les salariés. Là, les avancées pour les salariés, on ne les voit pas, on les voit peu".

(lepoint.fr)

 

PHOc8096052-9b4a-11e4-84d5-ccdc31124705-805x453On ne se souvient guère des avancées pour les salariés octroyées par Bertrand quand il était en fonction (c'est dire!), et on ajoutera les réserves de l'ultra libéral Attali contre la loi el Khomri. Trop, c'est trop. "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit" (Lacordaire, la maxime n'a jamais été aussi criante)

Or Macron, el Khomri, Valls et Hollande veulent, avec leur projet de réforme" détricoter la loi. Luttons contre cette forfaiture, notons que la pétition initiée par C. de Haas approche déjà le million de signataires.

Loi Travail, NON - Macron, el Khomri et Valls, dégagez! - Le blog de benjamin borghésio

Ici on fait assez peu dans la pétition, mais là c'est indispensable. Loi Travail : non,...


Ce n'est qu'un début, rien n'est irréversible. Le pays dans la rue a dégagé le CPE et Villepin en 2007, il peut tout aussi bien dégager Valls et Macron en 2016.

Le faux prétexte - privilégier la négociation et le référendum dans l'entreprise - ne tient pas une seconde, car le déséquilibre entre les deux parties est total. C'est le patron qui choisit la question à poser, son intitulé, le moment adéquat ; il peut aussi (comme pour Smart) l'agrémenter d'un chantage à l'emploi ("oui, sinon je délocalise, ou je ferme")