Le blog de benjamin borghésio

Le bagne de Guyane...

devil's island viiPresque trente ans de recherches qui sont progressivement consignées sur ce site dont je suis l'auteur. bagnedeguyane.fr  (lien) Consultations, critiques, informations complémentaires et suggestions sont évidemment bienvenues. Inscription possible à la lettre qui vous tiendra informé de toute nouvelle parution (sur le site, colonne de gauche, en haut) Cette note demeurera en tête de blog.

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06 mars 2016

Temps, sans doute, de passer à autre chose

En cessant de commenter l'actualité, et de se consacrer à des blogs thématiques (bagnedeguyane.fr, Belém, etc.)

 

Merci aux lecteurs habituels. Ce blog demeurera en ligne.

 

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29 février 2016

Même Xavier Bertrand le dit alors...

"Je voterais" la réforme El Khomri du droit du travail "mais elle est quand même déséquilibrée. Il y a, à mon sens, des garanties pour les salariés qui manquent. J'ai toujours eu à coeur quand j'étais ministre du Travail et de l'Emploi, que les textes soient équilibrés: des avancées pour les employeurs qui recrutent mais aussi des avancées pour les salariés. Là, les avancées pour les salariés, on ne les voit pas, on les voit peu".

(lepoint.fr)

 

PHOc8096052-9b4a-11e4-84d5-ccdc31124705-805x453On ne se souvient guère des avancées pour les salariés octroyées par Bertrand quand il était en fonction (c'est dire!), et on ajoutera les réserves de l'ultra libéral Attali contre la loi el Khomri. Trop, c'est trop. "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit" (Lacordaire, la maxime n'a jamais été aussi criante)

Or Macron, el Khomri, Valls et Hollande veulent, avec leur projet de réforme" détricoter la loi. Luttons contre cette forfaiture, notons que la pétition initiée par C. de Haas approche déjà le million de signataires.

Loi Travail, NON - Macron, el Khomri et Valls, dégagez! - Le blog de benjamin borghésio

Ici on fait assez peu dans la pétition, mais là c'est indispensable. Loi Travail : non,...


Ce n'est qu'un début, rien n'est irréversible. Le pays dans la rue a dégagé le CPE et Villepin en 2007, il peut tout aussi bien dégager Valls et Macron en 2016.

Le faux prétexte - privilégier la négociation et le référendum dans l'entreprise - ne tient pas une seconde, car le déséquilibre entre les deux parties est total. C'est le patron qui choisit la question à poser, son intitulé, le moment adéquat ; il peut aussi (comme pour Smart) l'agrémenter d'un chantage à l'emploi ("oui, sinon je délocalise, ou je ferme")

 

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28 février 2016

La revue (3)

 

 

Le livre de Sarkozy analysé par un logiciel détecteur de "nègre" littéraire

Publication: POLITIQUE - On n'arrête pas le progrès. Une start-up suisse romande baptisée OrphAnalytics a développé un logiciel censé détecter les auteurs qui recourent à des "nègres" ou des ghostwriters pour rédiger leurs travaux à leur place.

http://www.huffingtonpost.fr

 Un pur scandale.

Lutte contre le bizutage à l'Ensam : les " gadzarts " font de la résistance

Le Monde | * Mis à jour le | Par Laura Buratti En effet, les " gadzarts ", les anciens de l'Ensam, représentent 55 % des membres du conseil d'administration ; ce qui, selon le rapport, " donne le sentiment d'une mise sous tutelle permanente du directeur général ".

http://www.lemonde.fr

 Moreas, commissaire honoraire, toujours aussi incisif.

Vers un droit d'arrestation

Une nouvelle loi antiterroriste (la 5 ème, la 6 ème depuis le début du quinquennat de François Hollande ?) va remiser l'état d'urgence au musée des oubliettes. En attendant que n'arrive " l'état d'extrême-urgence ".

http://moreas.blog.lemonde.fr

 Une réponse à la crise de l'élevage

Surendettés, des éleveurs choisissent de sortir du " dépenser plus pour produire plus "

Deux ans plus tard, en cette fin de février, le vert luisant des champs qui mènent à la ferme est désormais facteur de soulagement pour le couple. D'ici à quelques jours, quand le sol aura épongé la pluie tombée cet hiver, les soixante vaches laitières de l'élevage pourront sortir paître.

http://www.lemonde.fr

 

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25 février 2016

"On vaut mieux que ça"

 

 

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24 février 2016

Réforme du travail : le gouvernement veut revenir sur l’acquis social de verser un salaire.

 

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Selon la nouvelle ministre du travail, il était plus que temps de s’attaquer à cet épineux problème de versement de salaire. « Oui c’est un très vieil acquis social (1896, NDLR) mais qui n’a plus lieu d’être au regard de l’économie d’aujourd’hui, en 2016 » explique Myriam El Khomri qui a suivi les conseils de Pierre Gattaz. « Chaque année, nous demandions au gouvernement de mettre fin à ce diktat financier et syndicaliste qui force les pauvres entrepreneurs à verser de l’argent à des gens qu’ils connaissent à peine et ce chaque mois !».

Délivrées de cette charge, les entreprises devraient voir leur bénéfices augmenter très rapidement et plusieurs grands patrons se sont immédiatement félicités d’une telle mesure. « C’est une fantastique initiative pour l’investissement, cela va dégager des sommes faramineuses » s’est réjoui un autre patron pleurant de joie, ajoutant que cela permettrait peut-être aussi des embauches en masse. « Près de 98% des patrons se disent prêts à embaucher quelqu’un s’il n’y a plus d’obligation de salaire, c’est un signal fort pour l’économie » ajoute aussi Pierre Gattaz.

La ministre réfléchit aussi à d’autres possibilités d’amélioration du droit du travail comme par exemple l’obligation pour un salarié de verser une prime ou un salaire à son employeur pour le remercier de lui donner du travail. Et la ministre d’expliquer très simplement la méthode de calcul. « Versé chaque mois, cela pourrait être calculé sur les heures passées par l’employé dans l’entreprise »

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22 février 2016

Un long entretien avec Fleur Pellerin...

Qui monte dans mon estime. Des vérités sur la méritocratie républicaine (l'opposé de Vallaud Belkacem qui ne cesse de dézinguer l'école de la réussite) et sur l'adoption, loin des poncifs habituels et des délires psys (si on met dans la tête des mômes concernés qu'il y a forcément une blessure, il est clair qu'ils seront meurtris)

 

Fleur Pellerin : " Je ne suis ni une intrigante, ni une carriériste "

S'il n'y avait pas eu l'école de la République. C'est vraiment une chance inouïe. Je sais qu'on critique souvent l' enseignement supérieur très sélectif, les classes prépa, Sciences-Po, l'ENA ; qu'on les accuse d'être des outils bourdieusiens de reproduction sociale. Eh bien, je suis un contre-exemple.

http://www.lemonde.fr

 

4869133_6_1175_l-ancienne-ministre-de-la-culture-fleur_b3b565bf6f4ccee9c6d13232d2e0b9f9Je ne serais pas arrivée là si…

S’il n’y avait pas eu l’école de la République. C’est vraiment une chance inouïe. Je sais qu’on critique souvent l’enseignement supérieur très sélectif, les classes prépa, Sciences-Po, l’ENA ; qu’on les accuse d’être des outils bourdieusiens de reproduction sociale. Eh bien, je suis un contre-exemple. Mes parents sont tous les deux issus de milieux très modestes. Ma grand-mère maternelle était domestique, son mari, routier. Ma mère a dû abandonner ses études à 14 ans pour commencer à travailler et en a conçu une grande frustration, à la fois sociale et intellectuelle. Quant à mes grands-parents paternels, c’étaient des hussards de la République, instituteurs et employés de mairie dans un tout petit village de Mayenne où mon père fut d’ailleurs le premier à avoir son bac. C’est lui qui a d’abord pris l’ascenseur social. Mais sans l’école de la République, il aurait été impossible que je devienne un jour membre d’un gouvernement.

La réussite passait donc forcément par l’école ?

Et par la culture ! Oui, on m’a toujours inculqué l’idée que les études permettaient de bouleverser des destins qui semblaient pré-écrits et de s’élever au-dessus de sa condition. Tous les enfants devraient avoir la possibilité de s’abstraire des déterminismes sociaux. Le moteur de mon engagement politique se trouve là. Mon mari et moi sommes énarques. Il est au Conseil d’Etat, je suis à la Cour des comptes. De l’extérieur, cela donne l’impression d’une parfaite endogamie des élites. En réalité, nous venons tous les deux de milieux qui ne nous prédestinaient pas à cela. Et c’est la force de ce pays ! C’est anecdotique, mais nous avons fait, il y a deux ans, une recherche généalogique sur nos deux familles qui présentent beaucoup de similarité. Nous sommes remontés presque jusqu’au XVIIe siècle. C’est fascinant. Nous avons des ancêtres qui sont morts indigents, enterrés quelque part dans des fosses communes. Et puis apparaissent des tailleurs d’ardoises, journaliers, domestiques. Tous ces gens étaient très peu mobiles et semblaient condamnés à reproduire éternellement le cycle d’une même condition sociale. C’est par l’école que mon père s’est hissé. Cependant lui-même admet s’être censuré en s’interdisant de faire des études de médecine – son rêve – convaincu que c’était réservé à des fils de bourgeois. Il redoutait le décalage social. L’idée que j’aie pu, moi, faire des études supérieures et toutes ces écoles restait une source d’émerveillement pour ma grand-mère maternelle communiste. Et j’ai toujours eu l’envie de partager cette chance.

A quel moment s’est produit pour vous l’engagement politique ?

Au lycée, j’avais déjà une conscience politique de gauche, peut-être par mimétisme familial, car mes parents sont très fidèles au parti socialiste. Mais j’ai toujours ressenti une aversion pour la droite française, parce qu’elle se dit libérale, alors qu’elle est en fait particulièrement conservatrice. Elle est attachée à protéger la rente, l’héritage, les positions acquises, alors que mon moteur principal est la volonté d’abattre tous les blocages pour faciliter l’émancipation individuelle et la mobilité sociale. C’est le projet historique de la gauche : le mouvement contre l’ordre établi. Je me suis engagée, très jeune, dans les différentes campagnes du PS. Et puis je me suis beaucoup impliquée dans le Club XXIe Siècle qui, lui aussi, a pour but de promouvoir l’égalité des chances.

Mais ce Club XXIe Siècle s’appuie sur « la diversité » et les enfants issus de l’immigration, ce qui n’est pas votre cas !

C’est vrai. Je ne suis pas du tout bi-culturelle. Je ne me sens, ni ne me vois physiquement comme asiatique. Je suis totalement Française. Mais mon mari qui est picard, blond aux yeux bleus, a fait lui aussi partie de cette association. Il s’agissait d’œuvrer au renouvellement des élites, de tendre la main aux jeunes issus de milieux populaires en leur montrant qu’il ne faut pas s’autocensurer et que tous les rêves sont possibles. Je me souviens notamment des « Entretiens de l’excellence », quand nous avons commencé à faire venir à Sciences-Po des collégiens issus de ZEP (zone d’éducation prioritaire) pour leur parler de nos différents métiers. On ouvrait leurs horizons alors qu’il est encore si difficile de se projeter dans ces élites politiques, économiques, médiatiques, et mêmes culturelles françaises, qui donnent le sentiment de se reproduire à l’infini.

Avouez que la multitude d’énarques à l’Elysée, au gouvernement ou à la tête des grandes institutions conforte ce sentiment de caste et de société bloquée.

Mais l’ENA est un concours anonyme ! Ce n’est pas une cooptation. C’est certainement plus facile d’y arriver lorsque vous possédez tous les codes, que vos parents font des dîners mondains et que vous côtoyez depuis votre enfance des hauts fonctionnaires. Mais je suis la preuve qu’on peut s’en passer. Je n’avais jamais rencontré d’énarques avant d’arriver à Sciences-Po, et quand je me suis retrouvée en stage en préfecture ou en ambassade, je ne savais pas comment me comporter dans cette société, je n’avais pas les clés de la conversation de salon et ne me sentais pas à ma place. Et alors ? Cela s’acquiert. Et tout le monde doit pouvoir prétendre à cette formation. Quant à la présence des énarques dans les sphères du pouvoir, elle s’explique par la complexité du contexte juridique, budgétaire, géostratégique dans lequel s’inscrivent les politiques publiques. Ce contexte requiert donc une expérience de l’administration et du service public à laquelle l’ENA prépare. Je trouve que j’ai eu une chance folle de passer par cette école et ne suis pas du genre à cracher dessus par démagogie, comme le font, à droite, beaucoup d’anciens élèves...

Vous avez toujours été d’une grande discrétion sur le sujet de l’adoption et soudain, dans une petite phrase à la fin de votre passation de pouvoir, vous avez évoqué ce bébé trouvé dans un bidonville de Corée…

Depuis que je suis ministre, j’ai reçu une foule de messages me disant « merci d’être là ». Merci d’incarner l’idée qu’avec un physique qui n’est pas « mainstream », un visage qui n’est pas « caucasien », on peut être membre du gouvernement français. Merci de montrer qu’on peut arriver par les études et l’engagement. Alors j’ai eu envie de signifier qu’en me nommant au gouvernement, le président avait fait un geste politique fort. Pourtant, je n’en avais pas alors conscience, ou plutôt, ça me déplaisait de penser que cela pouvait faire partie de l’équation.

Pourquoi ?

Parce que j’avais un parcours, une formation, un engagement qui justifiaient que je puisse être utile ! Et parce que mon histoire d’adoption n’a eu absolument aucun impact sur ma vie personnelle. Je suis arrivée en France à l’âge de six mois, dans une famille qui m’a transmis de l’amour et a tout fait pour que je puisse m’épanouir. Je ne me ressens pas comme asiatique : je ne parle pas coréen et suis très éloignée de la culture coréenne.

L’impact serait uniquement sur la façon dont les gens vous voient ?

Oui. Evidemment, les psys diraient : ce n’est pas possible ! Ce qui se passe dans les six premiers mois d’existence d’un bébé est quelque chose qui le construit à vie. D’autres affirment que les enfants adoptés ont toujours une blessure narcissique, et sont marqués par ce premier rejet, cet abandon qui est le pire qui soit : celui de la mère dont on attend l’amour inconditionnel. Peut-être faudra-t-il que je fasse un jour une psychanalyse, mais franchement, je me sens très bien dans mes baskets ! J’ai été une enfant très heureuse, privilégiée même, avec des parents que j’adore. Et je n’ai pas de compte à régler avec la société. Etant de nature pudique, je n’ai donc jamais ressenti le besoin de mettre cela sur la table, car ce n’est pas un paramètre de mon équation personnelle. Alors c’est vrai : j’ai été une petite fille qui voulait cheminer sur les bons rails. J’étais bonne élève à l’école, je faisais du piano et du théâtre … J’étais un peu la petite fille modèle. Etait-ce ma nature ou voulais-je correspondre à ce qu’on attendait de moi ? Qui sait ? En tout cas, je ne me suis jamais vécue comme différente.

Vous n’aviez pas le désir d’aller en Corée ?

Non, contrairement à beaucoup d’adultes adoptés qui ressentent le besoin de boucler leur histoire et de retrouver leurs parents biologiques pour pouvoir avancer, avoir eux-mêmes des enfants, etc. Je ne me suis pas construite en me disant : je suis adoptée ! Quand j’étais étudiante et que j’ai passé près d’un an au Japon, j’ai tourné autour de la Corée sans l’envie d’y mettre un pied. Et puis voilà qu’après un portrait de moi paru dans Libé bien avant que je devienne ministre, l’ambassadeur de Corée en France m’a invitée à déjeuner. La société coréenne, désormais riche et développée, se sent coupable vis-à-vis de ces enfants qu’elle a laissés partir et essaie de retisser un lien affectif. Mais cela ne m’intéressait pas. Et il y a eu finalement ce voyage à Séoul, en 2013, lorsque j’étais ministre de l’économie numérique. L’attention médiatique était telle que ce fut une expérience assez désagréable. Une nuée de journalistes m’attendait à l’aéroport. Les gens m’arrêtaient dans la rue, me faisaient des cadeaux, illustrant une conception de la nation fondée sur les gènes. Pour la population, il y avait une Coréenne dans le gouvernement français !

Aucune envie, donc, d’y retourner à titre personnel ?

Ma fille, plus petite, s’est posé beaucoup de questions sur la filiation. Et elle aimerait y aller. Elle sent qu’il y a là-bas un fil…

Revenons sur les circonstances brutales de votre départ du ministère de la culture. Quelle en est selon vous la vraie raison ?

Un désaccord politique sur le rôle d’un ministre de la culture à l’approche des élections.

La feuille de route n’était pas claire ?

Je croyais que si, tant François Hollande avait mis en avant le thème de la jeunesse pendant sa campagne. Je pensais qu’il était nécessaire, par exemple, de revoir les outils de soutien à la création afin de faire émerger de nouveaux artistes. De tout faire pour démocratiser, rajeunir, libérer. La culture, comme l’école, doit permettre de rebattre les cartes entre les générations et les gens issus de conditions sociales différentes et ce ministère doit donc être celui de la transformation, comme le pensait Jack Lang. Mais on se fait moins d’ennemis en distribuant toujours prébendes et privilèges à la même caste.

Une caste ? Vous avez eu le sentiment d’avoir été rejetée par un milieu parisien très « autocentré » ?

On peut le dire. Et j’ai peut-être péché par refus de le séduire ou d’apparaître dans des pince-fesses où règne la culture de l’entre-soi. Mais il était plus important pour moi d’inaugurer une médiathèque ou un centre d’art à Tomblaine, à Abbeville ou à Mondeville que de multiplier les vernissages parisiens. La France ne se résume pas à Paris : un ministre doit le signifier par ses déplacements.

On cite votre nom pour des postes à la tête de grandes entreprises culturelles dont les titulaires doivent être renouvelés. Versailles par exemple…

Cela me choque énormément ! Ces institutions doivent être respectées. Elles requièrent de vrais projets. Elles ne sont pas des hochets ou des lots de consolation que l’on distribue à des gens qu’il faudrait « recaser ». Cette conception des institutions est totalement opposée à mon éthique personnelle. Si on me faisait une telle proposition, je la refuserais.

Alors qu’allez-vous faire ?

Je n’ai jamais été dans des calculs de billard à trois bandes pour savoir où j’allais atterrir. Je ne suis ni une intrigante, ni une carriériste. Je veux être utile à mon pays en continuant de travailler sur les sujets qui m’ont passionnée au cours de mon expérience gouvernementale. Par ailleurs, je sais qu’il y a chez les Français un appétit pour une manière différente de faire de la politique, et moi, je veux continuer à défendre des idées dans le débat public. On verra bien comment.

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21 février 2016

Loi Travail, NON - Macron, el Khomri et Valls, dégagez!

 

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Ici on fait assez peu dans la pétition, mais là c'est indispensable.

Loi Travail : non, merci !

Le projet de loi travail de Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Pour nous, c'est non merci ! Participez à la mobilisation #loitravailnonmerci

http://loitravail.lol

 En attendant ça, pour redevenir compétitif face au Bangladesh?

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Verdun (2)

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La Voie sacrée, premier effort logistique d'ampleur "industrielle". La guerre entre dans une autre dimension, sous la conduite de Pétain.

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Une ville et neuf villages martyrs.

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Pétain limita au minimum ces assauts pour le communiqué chers à Joffre, ce qui lui valut la sympathie des Poilus et explique en partie la suite, deux décennies plus tard.

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La tâche principale des avions: régler les tirs d'artillerie.

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700.000 victimes dont 80.000 disparus. Chaque année, la terre restitue des ossements.

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de 60 à 80 millions d'obus, selon les estimations. 25% n'ont pas détonné et un grand nombre de ces derniers demeurent enfouis, potentiellement dangereux, dans la zone rouge.

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eux... mais aussi

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... eux. Cela s'est joué à si peu de choses qu'ils furent indispensables.

Merci à nos poilus qui ont sauvé la Nation. En 2016, répétons: "plus jamais ça!"

Photos: sél. huffington

benjamoin borghésio

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Verdun (1) C'était il y a cent ans, la boucherie commençait au nord de la citadelle.

 

Une superbe page du Monde, concernant un destin individuel de médecin combattant.

Verdun : " C'était une boucherie inouïe "

Thomas Wieder - C'est un petit paquet de feuilles jaunies par le temps, qui sommeille aujourd'hui dans le tiroir d'une vieille commode. Une vingtaine de pages noircies d'une écriture fine, qui racontent l'une des semaines les plus sanglantes de l'histoire de France.

http://www.lemonde.fr

 

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10 chiffres pour comprendre la bataille de Verdun

Dix mois. C'est la durée de la bataille, l'une des plus sanglantes de l'histoire avec celle de Stalingrad, en 1942. Elle va durer du 21 février au 19 décembre 1916 au nord-est de la ville de Verdun, en Lorraine, l'une des principales places fortifiées de l'Hexagone.

http://www.lepoint.fr

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p86Dix mois. C'est la durée de la bataille, l'une des plus sanglantes de l'histoire avec celle de Stalingrad, en 1942. Elle va durer du 21 février au 19 décembre 1916 au nord-est de la ville de Verdun, en Lorraine, l'une des principales places fortifiées de l'Hexagone. L'Allemagne s'agace de cette menace vers ses lignes, elle veut prendre les forts afin de mettre toutes les chances de son côté, avant de lancer de nouvelles offensives contre les Français. Ces derniers vont défendre les positions jusqu'à la victoire, la ville devenant ainsi le symbole de la résistance tricolore.

2,3 millions de combattants. Environ 1,1 million de soldats côté français contre 1,2 million côté allemand : deux nations vont s'enterrer dans la terre, dans un duel à mort, pour finalement ne déboucher sur aucun gain territorial. Les Allemands, qui n'arrivent pas à percer, justifieront par la suite leur attaque en expliquant qu'ils voulaient « saigner » l'armée française.

p1269 jours. Le laps de temps qui permet à l'état-major français de renforcer ses positions et de sauver la ville. Les Allemands devaient attaquer le 12 février, avant de changer d'avis en raison de conditions météo épouvantables. Un délai que met à profit le général Joffre pour organiser la défense de la ville, enfin convaincu de l'imminence d'une attaque. Il déplace plusieurs troupes dont le 20e corps, qui était près d'Épinal. À quelques jours près, la ville tombait.

700 000 victimes. Pour tous les historiens, Verdun a été une véritable saignée dans chaque camp. 160 000 morts du côté français, 140 000 chez les Allemands. À ces pertes s'ajoutent environ 400 000 blessés. Quasiment toutes les familles sont touchées par la tragédie. Cent ans plus tard, on retrouve régulièrement des ossements d'anciens soldats.

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p4050 millions d'obus. Un déluge de feu s'abat sur la région pendant des mois, laissant des cicatrices encore visibles sur le terrain – un million d'obus sont ainsi tirés le premier jour de l'offensive. On sent parfois la terre trembler plus de 100 kilomètres à la ronde. Un quart des munitions n'aurait pas explosé pendant la bataille.

10 citations. Pour le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM), l'unité la plus médaillée de France. En octobre 1916, le régiment reprendra le fameux fort de Douaumont aux Allemands, aidé par des auxiliaires sénégalais et somaliens, ce qui lui vaut la Légion d'honneur pour haut fait d'armes.

65 kilomètres. La longueur de la « Voie sacrée », une route qui va permettre d'alimenter en hommes, en vivres et en matériel la zone des combats. Jour et nuit, une noria de camions et de véhicules fait la navette dans les deux sens, entre Bar-le-Duc et Verdun. Surnommé « le chemin de l'enfer » par les Poilus, cet axe vital va permettre d'organiser les rotations des combattants dans les tranchées tous les 10 ou 15 jours, sur ordre de Pétain, afin de supporter les assauts. Les deux tiers de l'armée française vont ainsi combattre à Verdun.

350 Avions. Avec un net avantage pour les Allemands et leurs 280 appareils déployés sur les opérations. Les avions servent à repérer les objectifs derrière les lignes afin d'aider le réglage des tirs d'artillerie. Les exploits des As du ciel – comme les Français Georges Guynemer et Charles Nungesser –, relatés dans les journaux, fascinent l'opinion publique.

1216871_3063805_800x40058 ans. L'âge du général Pétain, dépêché sur place par Joffre pour reconquérir le terrain perdu. Mais Pétain préfère résister et tenir la place plutôt que de sacrifier inutilement les hommes dans des offensives stériles, ce qui lui vaut une réelle popularité chez les Poilus. C'est également à Verdun que combat un jeune capitaine plein d'avenir : Charles de Gaulle, qui est blessé et fait prisonnier à Douaumont, en mars 1916. Il essayera cinq fois de s'évader jusqu'à sa libération, en 1918.

6 Villages martyrs. Bezonvaux, Fleury devant Douaumont, Beaumont en Verdunois, Cumières le Mort Homme... Dans la région des combats, une dizaine de bourgs ont été anéantis par les bombardements. Six villages furent carrément rayés de la carte et jamais reconstruits. Officiellement déclarés « morts pour la France », ils restent administrés par des maires nommés par le préfet de la Meuse. Au nom du souvenir.

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À lire : Verdun, la bataille du siècle, Géo Histoire.

À voir : Apocalypse Verdun, dimanche 21 février, sur France 2.

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La revue (2) - hebdomadaire ou peu s'en faut.

 

 

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 Jean Macé, un Républicain un peu oublié

 

"L'utopie citoyenne" : tout ce que nous devons à la Ligue de l'enseignement

Qu'ont donc en commun les Auberges de jeunesse, les Eclaireurs de France, les coopératives scolaires et les associations loi 1901 ? Elles sont toutes les rejetons d'un mouvement d'émancipation unique en France né au sein de la société corsetée du XIXe siècle : la Ligue de l'enseignement.

http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Puisque c'est la semaine de Verdun...

Louis Saint Just Borigal - Un Poilu de Guyane

le jour de Pâques.  Le "village" de Fleury-Douaumont Jusqu'à dimanche, il était juste un soldat de la Première Guerre Mondiale, disparu depuis 95 ans. Déclaré mort par les fichiers du ministère de la Défense. Saint-Just Borigal avait 29 ans lorsqu'il est venu...

http://borghesio.typepad.com

 

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17 février 2016

Une superbe formule de Michel Onfray.

 

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La droite est devenue laïque pourvu qu'il s'agisse de l'Islam.

La gauche est devenue bigote pourvu qu'il s'agisse de l'Islam.

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15 février 2016

Harcèlement scolaire, un exemple de plus.

 

Celui ci [dans le Tarn & Garonne], relaté par la Dépêche.

 

"Mon fils de 12 ans, battu et insulté, vit un véritable calvaire au collège"

Une mère de famille lance un cri d'alarme pour dénoncer les violences dont est victime son fils de 12 ans, dans un collège toulousain. Un cas avéré de harcèlement scolaire qui demeure dans l'impasse. "Ils viennent vers moi et m'insultent. Ils me frappent et disent que c'est moi qui cherche.

http://www.ladepeche.fr

 

Une mère de famille lance un cri d'alarme pour dénoncer les violences dont est victime son fils de 12 ans, dans un collège toulousain. Un cas avéré de harcèlement scolaire qui demeure dans l'impasse.

«Ils viennent vers moi et m'insultent. Ils me frappent et disent que c'est moi qui cherche. J'ai été griffé, j'ai reçu des coups de pied et on m'a planté la pointe d'un stylo dans le bras. Aujourd'hui je n'ai plus de copains.» Ces mots glaçants sont ceux de Chérif (prénom d'emprunt), un élève 12 ans, scolarisé au collège des Ponts-Jumeaux, à Toulouse et dont le médecin vient de diagnostiquer un syndrome post-traumatique à la suite des dernières violences subies. Ce récit fait froid dans le dos. Mais il jette une lumière crue sur un phénomène bien réel, le harcèlement scolaire, qui affecte en Haute-Garonne 64 élèves scolarisés dans le primaire et le secondaire. «Le matin, mon fils part à l'école avec la boule au ventre, il est timide, fragile et souffre de problèmes d'asthme. Depuis l'année dernière, rien ne change !», s'insurge la mère de l'adolescent qui se trouve face à une impasse. Elle a multiplié les démarches auprès de l'établissement, du Rectorat et en dernier lieu auprès de son avocate pour dénoncer à la justice le «harcèlement physique et moral» dont est victime son fils pris en grippe depuis plus d'un an. Le 15 janvier, Chérif est une nouvelle fois frappé par plusieurs élèves. Sur avis médical, il est arrêté durant une semaine. Le 1er février, il est à nouveau agressé et griffé. Face au choc subi, Chérif, véritable souffre-douleur d'un groupe d'élèves, doit interrompre les cours durant 15 jours. Face à l'escalade de ces violences, la mère de Chérif dépose plainte au commissariat pour «harcèlement et violences aggravées». Une plainte qui vise le collège, auquel il est reproché «son inaction» et des élèves de cet établissement.

Coups dans les testicules

Depuis 2014, plusieurs rapports d'incidents signés du Principal attestent des violences infligées : coup dans les testicules, dans le bas-ventre, coup de stylo-plume dans le bras… «Malgré toutes ces brimades et ses agressions, aucune décision n'a été prise pour protéger mon fils qui vit un calvaire ! J'ai appelé le numéro vert de la plateforme contre le harcèlement scolaire. Il y a eu une écoute. Mais rien n'y fait !» Au Rectorat, le cas de Chérif est bien connu. «Il y a une situation de harcèlement avéré. Des assistances sociales travaillent sur cette affaire», reconnaît Jacques Caillaut, directeur académique des services de l'Éducation nationale de Haute-Garonne. Mais le dossier n'est pas simple. Les relations entre l'administration du collège et la mère de l'enfant sont tendues empêchant parfois la sérénité des débats. «Face à des cas de harcèlement, on ne réussit pas toujours même si tout est mis en œuvre pour faire cesser les violences, analyse une conseillère technique. Derrière le harcèlement peuvent se cacher d'autres problématiques plus personnelles.»

La mère de Chérif envisage de scolariser son fils dans un établissement privé. «Il n'est plus question pour lui de retourner dans ce collège.»

************************

Et toujours la même rhétorique.

Le cas est avéré, connu de l'administration,

des assistantes sociales travaillent,

le dossier n'est pas simple,

c'est en partie de la faute de la mère, etc. 

Une seule réponse: identifier tous les harceleurs, les sanctionner durement une fois et si ça ne suffit pas, les exclure définitivement du collège avec affectation dans un établissement où ils trouveront du répondant (en zone urbaine sensible). Et que cela fasse jurisprudence

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14 février 2016

La revue (1)

Un petit tour hebdomadaire (ou peu s'en faut) sur la Toile

 

Un rapport souligne des irrégularités dans la gestion de Levallois-Perret par Balkany

Les prestations " incertaines " de Bygmalion Fait particulièrement troublant, le rapport montre du doigt un marché "d'accompagnement et de conseil en communication" passé en janvier 2012 entre la mairie et la société Bygmalion pour plus de 218 000 euros.
http://www.lemonde.fr

 

Mélenchon se lance en solo, les communistes voient rouge - leJDD.fr

Jean-Luc Mélenchon aux côtés de Danielle Simonnet et Clémentine Autain, ici lors d'une manifestation parisienne en décembre 2013. (Reuters) Jean-Luc Mélenchon devait accélérer en vue de la présidentielle de 2017. C'est désormais chose faite. Celui qui était le candidat du Front de gauche en 2012 a fait acte de candidature mercredi soir au 20 Heures de TF1.
http://www.lejdd.fr

(HILARANT!) 

Jean-Vincent Placé star malgré lui du remaniement

Publication: REMANIEMENT - Annoncé depuis des semaines, accéléré par le départ de Laurent Fabius, le remaniement du gouvernement était attendu dans une grande fébrilité ce jeudi. Intervenu en fin d'après-midi, alors que le chef de l'Etat doit s'exprimer à 20h en direct dans les JT de TF1 et France2, ce qui s'annonce comme le dernier grand chamboulement ministériel du quinquennat aura tenu en haleine ministres sortants, candidats et journalistes. 

http://www.huffingtonpost.fr

 

Jean-Vincent Placé, star (malgré lui) du remaniement sur Twitter

Ce n'est un secret pour personne, Jean-Vincent Placé, président de l'Union des démocrates et écologistes, nourrit depuis des années une ambition ministérielle. Pour lui, en ce jeudi de grand chambardement au gouvernement, c'est un peu le grand jour : il vient d'être nommé secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'Etat et de la Simplification.

http://www.metronews.fr

 

PHOTOS. À la découverte des créatures de l'Amazonie française

Et soudain, l'anguille électrique surgit... Depuis 20 ans, Frédéric Melki plonge dans les eaux inexplorées de Guyane, à la recherche des créatures aquatiques qui peuplent l'Amazonie française. Ses étonnantes photos sous-marines font aujourd'hui l'objet d'un livre ( aux éditions Biotope), dont nous vous dévoilons un aperçu.

http://tempsreel.nouvelobs.com

 

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13 février 2016

Sarkozy méprise les libraires qui ont pignon sur rue...

Ils se vengent.

(l'Ex a appelé à pré-commander massivement... sur les sites de livres numériques)

 

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La riposte...

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Source bigbrowser

 

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12 février 2016

Ministère des Droits des femmes, de la Famille et de l'Enfance

Confié à Laurence Rossignol.

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11 février 2016

Des morts et des pignoufs.

Triste loi des séries, mais...

 

Accident entre un bus scolaire et un poids lourd en Charente-Maritime

L'accident a également fait trois blessés légers, dont le conducteur du minibus. Huit autre adolescents sont sortis indemnes de cette collision, frontale, qui a eu lieu peu après 7 heures, au lendemain d'un accident de car scolaire dans le Doubs qui a causé la mort de deux adolescents.

http://www.lemonde.fr

 

Capture

4863498_6_a26d_la-ridelle-d-un-camion-s-est-a-priori_2b9469ade5c9db0a14ca6d311cee0b85Transports scolaires. Deux morts hier, puis six aujourd'hui. Tragique loi des séries et bien entendu, chacun s'incline devant la douleur des familles. Mais pourquoi une communication gouvernementale nauséeuse, purement politicienne? Condoléances adressées par des tweets par définition limités à 140 signes (ce n'est pas cher, pour la vie de six ados, on ne peut pas se fendre de communiqués plus élaborés?)

Pourquoi, a contrario, déplacer deux ministres qui incommoderont des familles dans la douleur avec leurs condoléances sirupeuses (la calinothérapie devenue habituelle depuis l'hystérie sarkozyste), seront dans les pattes des familles dans la douleur, d'un préfet et d'un procureur, sans compter le chef des pompiers locaux, l'officier de gendarmerie, etc. suroccupés et qui devront les gérer au lieu de se concentrer sur le coeur de leur mission? 

Il est vrai que contrairment à hier (deux morts) iln'y a pas aujourd'hui de grand débat parlementaire où il faut se montrer. Alors on occupe le terrain, surtout à la veille d'un remaniement ministériel (sait-on jamais?)

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10 février 2016

La nationalité n'est pas détachable de la personnalité.

 

FAURE« Je considère que la nationalité n'est pas détachable de la personnalité. On naît et on meurt avec un prénom, un nom, une filiation et une nationalité. Ces éléments ne peuvent être retirés à un individu, aussi barbare soit-il. Un Français peut être un héros, mais aussi, hélas, un salaud. »

Olivier Faure.

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07 février 2016

Il y a cent ans... Verdun et ses 700.000 morts

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"Verdun, juillet 1916", tableau de François Flameng (1856-1923)

 

PHOTOS. Il y a 100 ans, "l'hyperbataille" de Verdun aux 700.000 morts

"L'hyperbataille de Verdun." Ainsi s'intitule l'exposition lancée par le musée de l'Armée pour commémorer le centenaire de cet affrontement d'une ampleur inouïe, qui fit environ 700.000 morts entre le 21 février et 19 décembre 1916. Photos et peintures emmènent le spectateur dans les tranchées, les combats, la mort.

http://tempsreel.nouvelobs.com

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 Et à Meaux...

 

Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux | Le Pays de Meaux a rendez-vous avec l'Histoire.

A l'origine du musée, il y a un homme, Jean-Pierre Verney, historien, qui a rassemblé pendant plus de quarante ans objets et documents pour raconter l'histoire de la Première Guerre mondiale. C'est cette collection exceptionnelle que Jean-François Copé et les élus de Meaux ont souhaité valoriser au sein de ce musée qui vous invite à un véritable voyage dans le temps!

http://www.museedelagrandeguerre.eu

 

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06 février 2016

Déchéance de nationalité : « Associer la binationalité au terrorisme, ça laisse des traces »

 

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L’Assemblée nationale étudie à partir de vendredi 5 février le texte de révision constitutionnelle portant, entre autres, sur la déchéance de nationalité. Si, au terme de trois mois de débat politique, le texte ne fait plus mention des binationaux – quoique la déchéance ne concerne de fait que des personnes ayant une double nationalité –, la question ne s’en est pas moins introduite dans l’opinion publique.

Avec quelles conséquences ? L’historien Pap Ndiaye, spécialiste des minorités en France et aux Etats-Unis, et le sociologue Michel Wieviorka, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales – et par ailleurs un des initiateurs de l’appel à une grande primaire à gauche avant 2017 – ont été interrogés séparément par Le Monde. Ils évaluent les stigmates que le débat pourrait laisser au sein de la population française.

L’Assemblée nationale étudiera à partir de vendredi 5 février un texte où la référence à la binationalité ne figure plus. Malgré cela, quelles traces ce débat a-t-il laissées dans la société ?

Pap Ndiaye : Ce triste projet de révision constitutionnelle a pour conséquence de faire de la binationalité un problème, de singulariser les binationaux comme des Français à part, justiciables d’un droit particulier. Il favorise une forme de suspicion à leur endroit en remettant en cause l’égalité des citoyens devant la loi.

Michel Wieviorka : On a associé la binationalité au terrorisme. Même si dans le projet initial, le lien entre les deux thèmes était limité à des cas très particuliers, le mal était fait. Malgré les discussions et les arrangements, c’est ça qui a fait mal et qui laisse des traces.

Comment cela se traduit-il dans l’opinion publique ?

Pap Ndiaye : Des gens qui ne se seraient jamais posé la question auparavant commencent à s’inquiéter du fait qu’il existe des binationaux et réclament la suppression de la binationalité. Ce discours, initialement confiné à l’extrême droite, se diffuse dans la société, y compris à gauche. Bien entendu, il vise surtout celles et ceux qui font déjà l’expérience de n’être pas tout à fait considérés comme français, celles et ceux qui n’ont pas « la bonne tête ». Mais comme cela ne concerne qu’une petite partie de la population, la majorité reste attentiste.

Michel Wieviorka : Dès qu’on ouvre des débats sur la nation ou sur l’identité nationale, l’horizon est clair : il s’agit de dire qui est dedans et qui est dehors, ou qui est susceptible d’être dehors. Je pense que c’est nécessairement dangereux, car à partir du moment où l’on dit que certains ne seront plus dedans, on s’attaque à des principes intouchables jusqu’alors : l’universalité et l’égalité face à la nationalité. L’Histoire montre que quand on a utilisé ce genre de thématique, ça a toujours été de façon inquiétante, la politique de Vichy en la matière est restée dans les esprits.

Mais je crois aussi que ces thèmes traduisent autre chose de notre société : ils s’inscrivent dans un contexte de droitisation de la vie politique, de crise économique, dans un contexte où les appels à une nation forte et homogène ont une certaine puissance. A partir du moment où les actes terroristes sont à la fois le fait d’une action organisée de l’étranger et portés par des gens issus de l’immigration, le réflexe national, les références à l’homogénéité culturelle, voire religieuse, viennent très vite répondre aux peurs et aux inquiétudes.

Quelles conséquences ce débat a-t-il eues sur les personnes ayant une double nationalité ?

Pap Ndiaye : Il faudra voir dans le temps, mais on observe déjà plusieurs types de réactions. Certains soutiennent la mesure, en pensant qu’elle ne concernera finalement que quelques terroristes. Beaucoup s’indignent qu’on les distingue ainsi du reste de la société française, et s’inquiètent à juste titre des évolutions futures de la loi : aujourd’hui les crimes et les délits terroristes. Et demain ? Que ferait le FN d’un tel arsenal judiciaire s’il parvenait au pouvoir ?

4841150_6_39b7_des-drapeaux-etrangers-au-memorial-improvise_7b4d0f9a5bddb121a3d27663001c5691Lire aussi : Face à la déchéance de nationalité, l’amertume des binationaux

Le débat sur la déchéance de nationalité a également agi comme un poids de plus pour des populations issues de l’immigration déjà victimes de stigmatisation.

Pap Ndiaye : Quand on parle de binationaux dans ce débat, on ne fait pas allusion aux Franco-Américains ou aux Franco-Britanniques : on parle implicitement de nos concitoyens issus des migrations post-coloniales. Pour eux, la question de la discrimination se pose depuis longtemps, dans leurs rapports avec la police, dans leurs difficultés à trouver un travail ou un logement. Le débat sur la déchéance de nationalité risque de renforcer leur sentiment de stigmatisation.

Michel Wieviorka : Ce débat a envoyé un message contradictoire. Quand on rappelle à une partie de la population qu’elle n’est pas exactement comme les autres, on ne peut pas, en plus, lui tenir le discours de l’intégration républicaine. On ne peut pas dire « intégrez-vous, soyez citoyens, et si vous n’êtes pas de bons citoyens, alors sachez que vous serez traités différemment des autres citoyens ». Dans ce contexte, je comprends le malaise au sein de certaines populations et je le partage.

Quand on sait que la stigmatisation est l’un des ferments de la radicalisation de certains jeunes, et donc de certains actes de terrorisme, peut-on estimer que le débat sur la déchéance de nationalité pour les binationaux risque d’avoir un effet contre-productif ?

Pap Ndiaye : Je pense qu’en plus d’être rigoureusement inefficace pour lutter contre le terrorisme, la mesure peut avoir des effets délétères en accroissant, pour les binationaux, le sentiment d’être étranger chez soi.

Michel Wieviorka : Il ne faut pas aller jusque-là. Les sources du terrorisme sont compliquées à analyser et les processus qui y mènent ont une épaisseur historique considérable. Je ne crois pas non plus que cela puisse accentuer des logiques terroristes, ou alors de manière infime. Même si on ne peut pas exclure que, par exemple, dans cinq ans un tueur y fasse référence.

    Manon Rescan
    Journaliste au Monde

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